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DISCOURS DE MONSIEUR JEAN-PAUL ADAM, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES DE LA REPUBLIQUE DES SEYCHELLES, AU NOM DU PRESIDENT JAMES MICHEL AU XVème SOMMET DE LA FRANCOPHONIE DU 29 AU 30 NOVEMBRE 2014 A DAKAR, SENEGAL

03.12.2014

Excellence Monsieur le Président du Sénégal

Excellences Messieurs les Chefs d’Etat et de gouvernement

Mesdames et Messieurs les Ministres

Monsieur le Secrétaire Général

Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs

Distingués Délégués

Honorables Invités

Mesdames et Messieurs

 

 

Mes premiers mots sont pour rendre un vibrant hommage au Gouvernement du Sénégal, et particulièrement au Président Macky Sall, qui ont su créer les conditions les meilleures à la tenue de ce Sommet, par leur fraternelle hospitalité et leur dévouement enthousiaste à la cause de la Francophonie.

S’il est des occasions où les peuples francophones peuvent se glorifier à juste titre de leurs réalisations, le sommet qui nous rassemble à Dakar est de celles-là.

Réunir autant de personnalités importantes avec  la grande famille francophone éparpillée dans autant de régions du monde, est une grande victoire sur la diversité des peuples, des langues et des religions qui caractérisent notre monde.

Aussi, je tiens à adresser mes sincères remerciements au Secrétaire Général Abdou Diouf dont la sagesse naturelle et son expérience des affaires de ce monde, ont largement contribué au rayonnement international de la Francophonie pendant ses douze années de fonction.

C’est le lieu aussi pour moi, de saluer l’OIF pour l’appui multiforme que les Seychelles ont trouvé auprès d’elle dans la mise en œuvre du Pacte linguistique que nous avons signé il y a quatre ans et qui est arrivé à son terme. L’aide de l’OIF  fut précieuse dans la recherche et le développement qui touchent à l’apprentissage de la langue française dans l’administration et la vie publique, comme lors de la réflexion sur la formation des enseignants.

Que dire de l’accompagnement dont les Petits Etats Insulaires francophones ont bénéficié en marge de la dernière réunion préparatoire de la 3e Conférence des Petits Etats insulaires en développement (PEID), de Samoa, sinon qu’il a été heureux et efficient.  Cette rencontre de juin 2014 organisée en tandem avec la Mission Permanente des Seychelles à New York a permis de mettre en relief l’expérience de mon pays, et surtout de mettre en exergue les aspects exemplaires et innovants des stratégies nationales favorisant un tourisme durable comme facteur de compétitivité.

Cette initiative, en montrant la capacité de l’OIF à se saisir des défis auxquels ses membres sont confrontés, nous a conduits au cœur de l’idéal de la Francophonie qui est un enrichissement de tous par la différence de chacun. Mieux, elle a montré la sensibilité commune que l’OIF et nos Etats développent face aux questions essentielles, tout en rappelant que la langue française n’est pas seulement un moyen de se comprendre, mais porte aussi les valeurs qui nous sont communes.

Nous savons tous aujourd’hui ce que la solidarité doit au dévouement de la Francophonie, à son engagement et à sa détermination face aux questions de l’heure. C’est pourquoi toute la famille francophone doit inscrire son action dans la dynamique de la lutte contre le changement climatique. Nous avons besoin des apports de tous pour que la Conférence de Paris sur le Climat en 2015, aboutisse à un accord juste et durable. Car l’heure est grave et l’adoption des mesures décisives ne peut plus attendre.

Aussi devons-nous nous assurer d’inscrire cette question au cœur de nos réflexions sur l’avenir économique de la Francophonie. Car la menace qui pèse sur nous, nous offre aussi l'opportunité de transformer nos économies et de bâtir notre résilience commune, par le biais de l’économie bleue. D’autant que l’économie bleue est synonyme de croissance intelligente, durable et inclusive de l’économie et de l’emploi, grâce à la transformation par des moyens innovants nos espaces marins.

 

Excellences, mesdames et messieurs,

Le choix du thème de ce sommet, « Femmes et Jeunes en Francophonie : vecteurs de paix, acteurs de développement », est une belle illustration de l’adhésion de la Francophonie aux valeurs qui nous sont si chères. Il n’est point besoin d’insister sur la pertinence de ce thème. Il est en totale cohérence avec nos plans d’action. Nous l’accueillons comme une prise de conscience claire par l’OIF de l’enjeu et la place de l’autonomisation des jeunes  et des femmes, ces deux couches qui demeurent les meilleurs atouts pour l’avenir de nos pays, pour ne pas dire de l’avenir tout court.

 

Nous ne doutons pas que l’OIF mènera cette réflexion en lien avec l’apport des nouvelles technologies qui ont révolutionné l’acquisition du savoir et des pans entiers de l’activité humaine, si tant est que nous voulons mettre les femmes et les jeunes au diapason de leur temps, au service de la paix et du développement. Nous devons continuer à explorer les voies les plus inventives pour les permettre de donner la pleine mesure de leur vitalité et de leur créativité.

 

La promotion de la paix est le meilleur moyen permettant à la Francophonie de focaliser son action sur la coopération en faveur du développement des jeunes et des femmes.

 

C'est dans ce contexte de valeurs partagés et de valorisation des atouts de nos jeunes et de nos femmes que les Seychelles présentent leur candidature pour un siège de membre non permanent du Conseil de Sécurité, pour la période 2017-2018, au sein du Groupe de l'Est de l'Afrique. En tant que seul candidat francophone de ce Groupe, nous espérons que le soutien de la famille de la Francophonie ne nous fera pas défaut.

 

Mesdames et Messieurs,

En plus de quarante ans d’existence en tant qu’institution, la Francophonie s’est affirmée comme un précieux outil de coopération multiforme.

Je reste convaincu que ce sommet de Dakar sera une étape décisive de notre volonté de  bâtir une communauté linguistique et culturelle plus forte et plus solidaire pour le bien-être de nos populations.

Dans cette perspective, contre les conservatismes et les indifférences, merci d’aider les Petits Etats Insulaires en Développement à convaincre les décideurs de ce monde sur nos spécificités et nos vulnérabilités, et les amener à faire des choix justes pour un nouveau monde de partage.

En renouvelant mes encouragements à l’OIF et à son Secrétaire général, je forme le vœu ardent que nos échanges soient couronnés de succès et ouvrent une nouvelle ère de coopération encore plus féconde.

 

Je vous remercie.

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